Communiqué : Commémoration du 19 mars – Guerre d’Algérie

Communiqué : Commémoration du 19 mars – Guerre d’Algérie

3. la fusillade de la grancd poste

 

Le 19 mars 2016 se tiendra la commémoration du 54ème anniversaire du cessez-le-feu de la guerre d’Algérie.

En conscience, je n’y assisterai pas et j’invite l’ensemble des élus de mon groupe à ne pas s’y rendre. Tout comme j’invite les élus de Bry-sur-Marne à prendre conscience de la portée symboliquement insultante de cette commémoration.

Le choix de cette date du 19 mars voulue par les socialistes en 2002 puis acté en 2012 fait référence aux accords d’Évian du 19 mars 1962. Or, le sang n’a pas cessé de couler à partir de cette date. Au contraire, pendant deux longues années les Harkis furent pourchassés, torturés et massacrés par dizaines de milliers et autant de civils furent enlevés et portés disparus.
 À partir du 19 mars 1962, le FLN n’était plus contrôlé et pu agir librement contre des populations démunies. Cette date marque donc le début d’exactions d’une barbarie et d’une violence inouïes. Le 19 mars 1962 marque le début du massacre des Harkis et des civils européens. Les notes militaires et autres comptes-rendus contemporains dénombrent plusieurs dizaines de milliers de massacrés en quelques mois et plus de 100 000 en deux ans.

C’est pourquoi, depuis 2003 et jusqu’à 2012 la France commémorait les « Morts pour la France de la Guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie » tous les 5 décembre (date sans symbolique au demeurant) et non pas les 19 mars au nom des victimes tuées après cette date.

Le choix du 19 mars reste donc un choix idéologique et de repentance qui est un déni de vérité et une insulte aux morts de la guerre d’Algérie, aux Harkis et aux familles de l’Algérie alors Française.

Dans cette idée, je souhaite que le square du 19 mars 1962 de Bry-sur-Marne, inauguré en 2014, soit rebaptisé en « square des morts d’Algérie pour la France »

Pour ma part, je serai toujours présent pour rendre hommage aux tués d’Algérie les 5 décembre et assume mon refus de chanter la Marseillaise le 19 mars qui est un non-sens pour des dizaines de milliers de familles Françaises. J’assure aux Anciens Combattants, qui me connaissent et savent mes convictions, que je serai toujours à leurs côtés pour commémorer la France et ses héros dans notre amour commun de la France éternelle.

Charles ASLANGUL
Conseiller municipal de Bry-sur-Marne
Président LR du groupe municipal « Génération Bry »