De l’immobilisme national face à l’islamisme

De l’immobilisme national face à l’islamisme

De l’immobilisme national face à l’islamisme

 

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Voilà bientôt 5 mois que le prêtre catholique Jacques Hamel, le 26 juillet, fût égorgé par deux islamistes à Saint-Etienne du Rouvray.

Et ce, quelques jours après l’attentat de Nice, du 14 juillet, qui a fait 86 morts. Attentat islamiste de Nice lui même intervenu après de trop nombreux autres attentats (Bataclan, Stade de France, Bars Parisiens, Saint-Quentin-Fallavier, Villejuif, Charlie Hebdo, Hypercacher, Toulouse, le Havre) faisant des centaines de morts en France. À chaque fois, on proclame le mantra « plus jamais ça ». Et ça recommence.

Il est frappant de voir à quelle vitesse un peuple peut oublier le danger qui le guette et retourner à ses petites occupations ou querelles intestines. À plus forte raison avec la période de Noël qui s’ouvre et le désir des français, naturel au demeurant, d’oublier et de se rassurer dans le cocon chaleureux de la famille pour ceux qui en auront la possibilité et les moyens.
Certains y verront une forme de résilience, d’autres, plus lucides, une forme de fuite en avant.

Entre la primaire de la droite et du centre, un débat sur la pollution de l’air, le renoncement de François Hollande, un débat sur l’IVG, une polémique sur Castro, la démission du Premier Ministre, la primaire de la gauche qui s’ouvre etc. le danger majeur que constitue l’islamisme en France est totalement éludé.
Mais si tous ces sujets ne sont pas dénués d’intérêts, il semble raisonnable des les hiérarchiser. Traiter du plus urgent au plus accessoire, voilà le raisonnable.
Le plus urgent est d’anéantir la menace islamiste en France qui a fait de trop nombreux morts et qui en fera de trop nombreux encore si rien n’est fait.

Alors la question se pose : Qu’avons nous fait depuis l’égorgement du Père Hamel ? Ou plutôt qu’ont fait nos dirigeants ?

Le 19 novembre, cinq islamistes ont été arrêtés en France alors qu’ils allaient commettre des attentats le 1er décembre. Mais cela procède du travail de longue haleine des services de renseignements et non pas de décisions politiques majeures. Car la tâche est trop colossale pour que nos services puissent éviter tous les attentats à venir.

Et c’est là que le bât blesse : l’islamisme va frapper de nouveau en France.
Si aucune décision forte n’est prise, la question n’est pas de savoir si cela arrivera. Cela va arriver. La question n’est pas plus de savoir combien d’attentats il y aura. Il y en aura plusieurs et encore longtemps.
Dans une note publiée le 2 décembre, Europol annonce que tout indique que des attentats seront prochainement commis en France.

La question se pose alors de nouveau, plus pressante : Qu’avons nous fait depuis l’égorgement du Père Hamel ? Ou plutôt qu’ont fait nos dirigeants ?

La réponse est simple : RIEN.

Toutes les informations convergent vers un afflux massif d’islamistes en France suite à la probable déroute de l’Etat islamique en Irak et en Syrie et en conséquence des vagues de migrants en Europe. Nos dirigeants le savent. Et pourtant, ils ne ferment pas les frontières.

Toutes les informations convergent vers la présence d’islamistes parmi les clandestins déjà présents en France. Nos dirigeants le savent. Et pourtant, ils préfèrent les disséminer un peu partout en France plutôt que de les expulser.

Toutes les informations convergent vers de très nombreux islamistes, de nationalité française (sic!), prêts à frapper dont certains sont identifiés par une fiche S. Nos dirigeants le savent. Et pourtant, ils les laissent en totale liberté.

Toutes les informations convergent vers l’existence de nombreuses mosquées qui prônent le djihâd. Nos dirigeants le savent. Et pourtant, ils décident de n’en fermer que quelques-unes.

Toutes les informations convergent vers la diffusion d’un discours haineux et radical par des associations islamiques. Nos dirigeants le savent. Et pourtant, ils décident de fermer les yeux et de ne pas les interdire.

Toutes les informations convergent vers des banlieues totalement islamisées prêtes à s’embraser. Nos dirigeants le savent. Et pourtant, ils décident de laisser prospérer le communautarisme qui favorise l’essor de l’islamisme en France.

En somme, toutes les informations convergent vers de multiples attentats islamistes à venir en France et vers un conflit durable directement sur le territoire national.
Nos dirigeants le savent. Et pourtant, les mesures essentielles à prendre ne le sont pas. Elles font « débat », comme on dit.

Ces quelques mesures ne devraient pas faire débat. Le débat, c’est pour les temps de paix. La guerre nécessite l’action et non plus le verbe.

Car oui, la France est en guerre.
Il est affolant de rappeler que depuis toujours, depuis que la guerre est guerre, elle n’est pas le fruit d’une décision multilatérale. La guerre n’est pas un choix. Elle est un état de fait lorsqu’elle est déclarée par l’ennemi.

Oui, la France est en guerre. Et le dernier acte de cette guerre, l’égorgement d’un prête catholique français sur le territoire national, n’a pas entrainé les réactions qu’il nécessitait pourtant.

Il n’y a que dans cette France du XXIème siècle toute assoupie et ankylosée par des décennies de paix et d’utopie soixante-huitarde que cela est possible.
Victime d’actes de guerre à répétition, elle préfère poursuivre sa marche agonisante de vieille nation européenne et continuer de se diviser sur des querelles accessoires, pour ne pas dire dérisoires, en temps de guerre. Querelles qui paraitront bien vaines dans quelques temps si nous poursuivons notre inaction sur le terrain du terrorisme islamiste.

Que dira-t-on aux nouvelles familles de victimes quand leurs maris, leurs femmes, leurs parents, leurs enfants -peut-être vous qui me lisez, peut-être moi qui écrit ces lignes- seront tués ? Que dirons-nous à nos enfants si la situation dégénère ? Pire encore, que dirons de nous les générations futures quand elles liront dans les livres d’Histoire que nous n’avons pas su éviter à temps le pire et que nous sommes, par notre immobilisme, à l’origine du premier conflit majeur de ce XXIème siècle ?
Que nous devions débattre de la fermeture des quais de Seine ? Que nous devions écrire un texte de loi sur le délit d’entrave à l’IVG sur internet ?

La guerre commande d’être gagnée. La guerre commande donc d’être menée. Nous aurons ensuite tout le temps pour revenir à ces préoccupations qui, au regard du danger qui plane sur nos têtes, semble bien vaines.

L’objet de ces lignes n’est pas de faire gagner le terrorisme en enfermant les français dans la peur.
C’est tout l’inverse.
L’objet de ces lignes est de faire gagner les Français contre le terrorisme islamiste en leur rappelant l’urgence de la situation.

Pour que vive la France.

 

Charles ASLANGUL
Président LR du groupe « Génération Bry »
Conseiller municipal de Bry-sur-Marne