Interview Charles ASLANGUL

Interview Charles ASLANGUL

Entretien avec « Paroles D’actu »

 

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Charles Aslangul
Bry-sur-Marne (Val-de-Marne) – UMP (tête de liste)

Paroles d’Actu : Bonjour, Charles Aslangul. Voulez-vous vous présenter, en quelques mots ? D’où vous viennent vos convictions, votre engagement politiques ?

 

Charles Aslangul : Mon engagement politique s’est fait en deux temps. D’abord par amour de l’histoire de France, et donc de mon pays. J’ai appris, à travers le gaullisme, à chérir mon pays, mais surtout l’engagement à son service. Le patriotisme, la souveraineté nationale, la résistance, le refus du renoncement et le rayonnement de la France sont l’essence même du gaullisme. Épouser ces notions, c’est épouser une « certaine idée de la France ». Cette prise de conscience s’est faite à l’âge de 14-15 ans. Dès lors, j’ai voulu concrétiser mon amour de la France non plus dans la contemplation du passé, mais dans l’action pour l’avenir.

 

Au même moment, Nicolas Sarkozy amorçait son ascension vers la présidence de la République. Son dynamisme, son discours décomplexé et volontaire a éveillé l’appétit de l’engagement du jeune gaulliste que j’étais. J’ai donc adhéré à l’UMP en 2006 puis fait campagne pour Nicolas Sarkozy au sein des Jeunes populaires. Après la victoire, j’ai senti le besoin de ne plus rester simple militant. Mais de m’investir à mon tour, concrètement, pour changer les choses. J’ai donc décidé d’écrire fin 2007 au maire de Bry-sur-Marne, à 18 ans, pour lui proposer ma candidature. Trois mois plus tard, je me suis retrouvé élu de la République dans la commune qui accueille ma famille depuis cinq générations. Quel bonheur de concrètement se rendre utile pour sa ville !

 

En parallèle, j’ai fondé L’Ordre républicain, association gaullienne de défense et promotion des valeurs républicaines, citoyennes et civiques. J’ai attaqué l’entreprise Quick pour son offre tout halal, alors accompagné de Maître Gilbert Collard (dont je me suis séparé avec son adhésion au FN). Je ne me doutais sincèrement pas un seul instant que cela allait déclencher un telle polémique au rayonnement national… Beaucoup n’ont pas compris mon message d’alors, que j’assume plus que jamais aujourd’hui : il n’existe qu’une seule communauté, la communauté nationale. Je dénonce fermement la communautarisation de notre société qui se clive de plus en plus. Offrir exclusivement une offre religieuse spécifique dans ces restaurants, c’est participer à ce communautarisme détestable. Par définition, le vivre ensemble commande de ne pas exclure. Cette offre clanique fait tout l’inverse. (J’ajoute que Quick est détenu à 94% par l’État via la Caisse des Dépôts et Consignations). Je ne regrette rien et reste déterminé à me battre pour le retour à une réelle cohésion nationale. Peut-être en commençant par revenir vers une véritable assimilation, un apprentissage scolaire non dogmatique et repentant (Histoire de France) et en appliquant nos lois avec fermeté (Laïcité).

 

Pour Bry, j’ai continué à servir ma vision de la ville, mais différemment, en démissionnant de la majorité municipale avec un autre élu municipal. Nous ne partagions plus la politique menée qui allait, selon nous, à l’encontre de la volonté générale et de ce pourquoi nous avions été élus en 2008.

 

PdA : Vous serez candidat à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne) lors des élections municipales qui se tiendront au mois de mars. Quel bilan faites-vous de l’action de l’équipe sortante ?

 

C.A. : Ma candidature était dans la logique. Je ne pouvais pas dénoncer la politique du maire sortant mais me taire dans le secret espoir d’avoir une place au chaud. Ce n’est pas dans mon caractère. J’ai réussi à créer les conditions d’un grand rassemblement bryard de la droite et du centre avec le ralliement de deux anciens maire-adjoints reconnus à Bry pour leur expérience.

 

Nous tirons un bilan assez dur. En effet, en quatorze ans le maire sortant n’a pas livré une seule nouvelle infrastructure à destination des Bryards, pourtant demandeurs. Pire, la seule fut une nouvelle mairie pour la somme de… 10 millions d’euros ! Nous aurions pu faire tellement de choses avec cette somme par une rationalisation de ce projet extravagant. Notre ville pourtant riche s’est donc fortement endettée et nous empêche d’avoir l’ambition que Bry mérite. Sur l’urbanisme, le maire sortant prône une politique de construction immobilière quand je porte l’idée de préservation de notre formidable cadre de vie. Bry est un « village aux portes de Paris » que nous devons protéger.

 

Par ailleurs le maire sortant s’est enfermé dans sa tour d’ivoire au mépris d’un contact indispensable avec les Bryards. Enfin, les Bryards réclament plus de transparence. En effet, l’attribution des permis de construire et des marchés publics pose question à Bry…

 

PdA : Quelles sont, dans les grandes lignes, les propositions que vous entendrez soumettre aux suffrages de vos concitoyens ?

 

C.A. : Nos propositions sont très concrètes. Nous souhaitons modifier le P.L.U. pour le rendre plus protecteur et facteur d’activité (nous voulons privilégier l’activité économique à la densification incontrôlée). Il y aura un gel temporaire des constructions des collectifs dans les zones pavillonnaires, le temps de la modification du P.L.U. Nous réduirons les dépenses de 5% par an pour réduire notre dette et injecter les économies dans des investissements utiles aux Bryards : rénovation de la Grande rue, livraison d’un nouveau gymnase et étude de la faisabilité d’un bassin municipal… Une grande moralisation des pratiques interviendra, avec une application ferme de nos règles d’urbanisme, sans traitement de faveur, et l’embauche d’un contrôleur de gestion pour s’assurer de la saine gestion des finances et des marchés publics à Bry… Enfin, nous renouerons le dialogue par la création de permanences du maire, de comités de quartiers et l’organisation régulière de référendums locaux. Je vais m’arrêter là; pour ne pas être trop long, mais il y aurait tellement à dire encore…

 

PdA : Comment les « sentez »-vous, ces élections municipales ? Celle qui vous concerne directement… et les autres… ?

 

C.A. : De l’avis commun, la dynamique est de notre côté. Nous livrons toutes nos forces dans cette aventure collective exceptionnelle. Le maire sortant est globalement rejeté à Bry. Encore fallait-il offrir une véritable alternative. C’est ce que nous nous efforçons de faire avec mon équipe. J’ai confiance en la démocratie, seuls les Bryards seront juges, rendez-vous donc les 23 et 30 mars !

 

Nationalement, les Français doivent comprendre qu’avec l’UMP, ils trouveront des réponses à leurs attentes légitimes. Le matraquage fiscal et l’insécurité sont typiquement les sujets sur lesquels l’UMP leur apporte des solutions : maîtrise des dépenses et donc réduction de la pression fiscale, création de postes dans la police municipale, déploiement de la vidéo-protection, etc… Ce sera aussi le moyen de passer un message fort à François Hollande : nous voulons du changement, non plus comme slogan creux mais comme réalité politique !

 

PdA : Un dernier mot ?

 

C.A. : La jeunesse de France doit s’engager pour ses idées, pour son pays. À l’UMP, premier parti d’opposition de France, les jeunes ont toute leur place pour préparer la reconquête et assurer des lendemains meilleurs…

 

Propos recueillis le 06/03/14

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