La France FN ?

La France FN ?

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Si la victoire de l’UMP à Bry-sur-Marne est rassurante pour beaucoup, elle ne doit pas occulter la colère exprimée par de nombreux électeurs à Bry et en France qui ont fait le choix du Front National.

Ignorer la percée du FN ou, pire, la mépriser, serait dramatique pour l’avenir politique de notre pays.
Il faut tout au contraire, à mes yeux, écouter et entendre celles et ceux qui ne croient plus en l’offre politique actuelle et se tournent vers le FN.

Le rejet de l’UE, dans son expression oligarchique, le rejet des classes dirigeantes Françaises, dans leur déconnection hors-sol des réalités, le rejet de la parole politique, lié aux nombreuses trahisons électorales et aux « affaires » qui polluent l’action publique sont autant de facteurs que nous devons accepter pour reconstruire une offre politique plus claire et rassembleuse.

En ce sens, l’attitude des socialistes est aussi inquiétante que catastrophique. Plutôt que de voir la réalité en face, ils préfèrent fermer un peu plus les œillères, se boucher le nez et foncer dans le mur en klaxonnant.

Sans inversion radicale de la politique actuellement menée, la colère qui gronde s’amplifiera pour nous mener vers un « bis repetita » d’avril 2002.

Mais rappelons ici que le FN n’est jamais aussi fort que sous la gestion socialiste. D’aucuns se rappelleront la stratégie de François Mitterrand consistant à faire monter le FN pour affaiblir la droite républicaine, « bis repetita » dites-vous ?

En ce sens, l’UMP a une responsabilité énorme.

L’UMP a le devoir de se réformer en profondeur, pour ne pas laisser le FN poursuivre son chemin. L’UMP se doit de faire à nouveau siennes les grandes valeurs fondatrices de la droite républicaine contemporaine : le Gaullisme, le gaullisme social, le patriotisme, le souverainisme etc.

L’UMP doit aussi rompre avec les tambouilles politiciennes et les petits arrangements entre amis qui renvoient l’impression d’un parti d’apparatchiks quand il doit être un parti de convictions pour ambitionner de redevenir, un jour, un parti de gouvernement.

Sans ça, l’UMP est vouée à l’implosion sous la pression grandissante de Marine Le Pen et la gangrène des « affaires financières » mais aussi des luttes d’égos sans fins.

Notons que « les affaires » occultent malheureusement ce soir, 26 mai, toutes ces questions de fond, le cirque médiatico-judiciaire reprend de plus belle faisant une fois de plus le jeu du FN ET du PS dont la raclée électorale risque de ne pas être analysée à sa juste mesure.

Beaucoup de jeunes engagés en politique de ma génération l’ont fait par conviction. Par amour de l’engagement et du débat d’idées au service d’un idéal.

Ce soir, avec la percée du FN incomprise, l’autisme affligeant du Président, l’implosion de la droite républicaine sur l’autel des ambitions personnelles, la démultiplication des « affaires » (droite comme gauche) l’écoeurement est total.
Les nouvelles générations devront faire, mais faire autrement.

Le temps est venu d’une prise de conscience collective pour, tous ensemble, écrire une nouvelle page de notre roman national. Roman national qui mérite mieux que la tragi-comédie actuelle.

Le Souverain a parlé, il veut du changement mais pas comme simple slogan de campagne creux. Non, le Peuple aspire au changement, comme réalité politique,  indispensable au redressement national.

Charles Aslangul
Conseiller municipal
Président UMP du groupe « Génération Bry »