Prise de parole R.CAMBRESY

Prise de parole R.CAMBRESY

Retrouvez, ci-après, la déclaration de Rodolphe CAMBRESY lors du Conseil municipal du 18 mai 2015

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Déclaration Monsieur CAMBRESY
Conseil municipal du 18 mai 2015

 

« Bonsoir,

Je souhaite prendre la parole pour réagir à un billet publié le 27 avril 2015 sur le blog de monsieur le maire, Jean-pierre Spilbauer intitulé « Champs libres : Désintox ».

Je m’exprime donc ce soir devant vous monsieur Spilbauer, en direct, face à face et publiquement, pour réclamer des excuses publiques suites aux diverses insultes que j’ai pu lire dans cet article me concernant.

J’ai précisé que nous étions face à face car au milieu des remarques dégradantes, on me décrit comme, je cite « délateur par tribune interposé quand personne n’est là pour apporter la contradiction».

Ainsi, après être traité de fat satisfait; je rappelle qu’un fat est quelqu’un de sot et/ou vaniteux, prétentieux. On continue et m’accusant de porter atteinte au maire pour raison de personne, d’agir par opportunisme, d’être mal informé et mal intentionné, de faire preuve de fausse candeur, d’une non implication et d’une non volonté dans mon rôle d’élu et d’en pratiquer le degré zéro. Pour conclure sur la définition explicite et écrite de fat avec les mots de prétentieux ridicule, poseur et vaniteux.

Vous avez ajouté en bonus la citation d’André Gide « rien n’est plus fat qu’un niais ». Assimilant ainsi un élu de Bry-sur-Marne en désaccord avec vous à un « niais ».

Monsieur Spilbauer, débattre sur les projets et les idées et parfois s’affronter est quelque chose d’utile, insulter l’est pas.

De plus, vu que le sujet concernant ma non présence aux commissions municipales, non obligatoires je le rappelle, revient encore dans cet article, je me vois obliger d’en aborder la problématique. Chose que je ne ferai qu’une seule et unique fois!

Sachez que votre mandat précédent m’a vacciné de ces fameuses commissions.

Participer, donner du temps gratuitement en tant que conseiller municipal et voir son travail balayer par un geste de votre main avec dédain et ce au gré de votre humeur m’a totalement refroidi. J’ai le souvenir, lorsque nous étions encore dans votre majorité, que l’ensemble des élus du mandat précédent avait déjà fait cette critique. À plusieurs reprises lors des « séminaires de la majorité », des élus encore présents ce soir autour de cette table, avaient fortement critiqué votre mode de gouvernance et le fonctionnement des commissions qui n’étaient que des chambres d’annonces de décisions déjà prises par vous.

J’ajoute que toutes les délibérations soumises au Conseil municipal font l’objet d’une étude minutieuse des élus de notre groupe et, si nécessaire, d’une intervention publique pour rectifier s’opposer et parfois même encourager.

Par ailleurs, mon travail personnel en tant que fonctionnaire de police, soumis maintenant au risque d’attentat et à un plan vigipirate renforcé font que mes disponibilités ont fondu comme neige au soleil.

Pour finir, je ferai remarquer qu’il est étonnant que je sois obligé de justifier à ce point ma présence en tant que conseiller municipal d’OPPOSITION alors que des élus de votre majorité et pas que des simples conseillers ne subissent pas ce genre de harcèlement.

Pour revenir à l’essentiel, jamais je ne vous ai insulté et malgré nos divergences, jamais je ne vous insulterai. Le fait que vous soyez réduit à m’insulter n’est pas digne de votre fonction de Maire. Je réitère donc ma demande d’excuses publiques pour m’avoir comparé à un fat et à un niais dans un article de votre blog. »

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Monsieur le Maire a répondu « assumer ses propos et ne pas vouloir s’excuser ». Charles ASLANGUL a alors pris la parole pour souligner l’incohérence de la situation. On ne peut pas réclamer de saines relations en insultant publiquement les élus d’opposition. D’autant que si l’un des élus du groupe « Génération Bry » avait insulté le Maire de « fat » et de « niais » alors toute la majorité se serait, à raison, indignée.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais…

Le Maire a répondu en ajoutant être « rancunier » et « ne pas vouloir lâcher » en souvenir de la campagne électorale. Il est revenu sur des « tracts anonymes » que « Génération Bry » aurait soutenu ce que nous contestons formellement. Nous laissons le Maire assumer ses propos diffamatoires et fantasmagoriques pour ne pas dire paranoïaques. Rappelons que « Génération Bry » a toujours assumé publiquement ses griefs à l’endroit de Jean-Pierre SPIBLAUER, nul besoin de nous cacher. Situation d’autant plus risible que le Maire nous fait précisément, et régulièrement, le reproche de notre opposition publique.
Le Maire est allé plus loin en déclarant, pour justifier son attitude colérique, « avoir été convoqué et auditionné par la Brigade financière », sans préciser le motif de cette audition et son lien avec les insultes contre Monsieur CAMBRESY ?
Nous dénonçons cette agressivité irrationnelle qui tend les relations entre les élus de Bry et le Maire. Maire qui s’enferme, de son propre aveu, dans une rancune justifiant, selon lui, ses insultes contre Rodolphe CAMBRESY et l’absence d’excuses de sa part. Nous ne ferons pas le plaisir à Monsieur le Maire de tomber à son niveau en entrant dans un échange d’insultes enfantines. Nous avons une trop haute opinion du rôle des élus municipaux mais aussi de la fonction de Maire pour l’insulter lui et/ou celles et ceux qui ne partagent pas nos idées comme le fait malheureusement Jean-Pierre SPILBAUER.

Fort heureusement, tous les élus de Bry-sur-Marne, opposition comme majorité, ne sont pas dans cette démarche d’agression personnelle et préfèrent rester sur le fond.

Nous réaffirmons notre liberté de parole et notre droit à la critique, dans le respect des personnes, et notre volonté de demeurer déterminés et constructifs malgré la « rancune » et les insultes assumées de Jean-Pierre SPILBAUER.